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Portrait

 

Nom: Stéphane Olivier Raynaud

Date de naissance: 18 juin 1973 à Pompaples

Scolarité: Primaire et secondaire, section scientifique à Cossonay

Formation: CFC de mécanicien-électricien en 1993



Mon parcours professionnel Version imprimable
Ecrit par Stéphane   
02-08-2006

Mon CFC en poche, et mes obligations militaires derrière moi, j'ai d'abord choisi de combiner ma vie professionnelle avec le voyage. Après 4 ans d'apprentissage chez Bobst SA, leader mondial dans l'industrie de l'emballage, la voie était toute tracée pour devenir monteur externe. Les premières années m'ont permis de visiter l'Europe de l'ouest, du Portugal à la Suède, en passant par l'Allemagne. Des missions de quelques semaines ou de quelques jours dans des endroits que je n'aurais pas forcément choisi comme destination de vacances. En 1996, l'opportunité de partir vivre et travailler aux Etats-Unis s'est présentée, et je me suis retrouvé début 1997 à Roseland, New Jersey, siège de Bobst Group. Les quelques semaines passées là-bas m'ont permis de découvrir la Nouvelle-Angleterre, avant d'être affecté au bureau de Los Angeles, responsable de la côte ouest. Une année et demi pour couvrir et découvrir une région allant de San Diego à Seattle le long de la côte Pacifique, et qui s'étend jusqu'aux Rocheuses, de l'Arizona au Montana. Le parc national de Yellowstone au Wyoming, celui des Arches dans l'Utah, Newport Beach dans l'agglomération de Los Angeles ne sont que des exemples des endroits qui m'ont marqué. Finalement vint le temps de choisir entre rester et rentrer. Ayant choisi de rentrer, je fus en quelque sorte "puni" et on m'exila de la côte ouest pour les 6 derniers mois. Dans le midwest, dont le bureau est à Chicago, mais aussi dans le sud, les ordres venant d'Atlanta, ce qui me permis de découvrir d'autres facettes du pays. Deux ans à trimballer ma valise, et ma caisse a outils, d'un coin à l'autre des Etats-Unis m'ont permis de voir près de 40 des 50 états. Une expérience professionnelle, mais surtout personnelle, unique.

Une année et demi après mon retour, les missions de plus en plus rares et surtout les destinations inattrayantes m'ont poussé vers la sortie. Le temps était de toute manière venu de changer quelque chose, et c'est en avril 2000 que j'ai commencé chez Seor Service SA. Le contexte était radicalement différent, puisque d'une mutlinationale, je suis passé à une entreprise familiale. Et pas n'importe laquelle: la mienne! Mon beau-frère, ses parents et ma soeur, le tout basé à Cossonay, je ne pouvais pas faire plus personnel que ça. Durant les 6 années que j'ai passé chez Seor, j'ai virtuellement tenu tous les postes, du technicien service-client, au bureau et à la vente en magasin. Un job fait sur mesure presque, et dont la variété ne pouvait que me plaire

Pourquoi ce voyage? Version imprimable
Ecrit par Stéphane   
02-08-2006

Parce que les vacances ne suffisaient plus. Cela peut paraître un peu simple, mais la vie n'a aucune raison d'être compliquée. Pris dans le moule d'une vie dite normale, j'avais l'impression de ne travailler que pour payer des factures et des impôts. L'échappatoire que l'on nous présente est la consommation. Acquérir plus de biens matériels, une plus belle voiture, la dernière télévision écran plat. Et surtout travailler encore plus pour pouvoir se les payer. Les années passant, j'ai fini par me demander si c'était vraiment ce que je voulais. Etait-ce dont j'avais rêvé étant enfant? Etait-ce réellement ce à quoi j'aspirais? Des phrases comme

il vaut mieux vivre ses rêves que rêver sa vie

me revenait sans cesse en tête. Je ne voulais plus de vacances pour récompenser mon travail, mais plutôt justifier tout ces efforts, toutes cette sueur. Et la justification était évidente. Poursuivre mes rêves. Voyager. Ce n'est en aucune manière une fuite. Tout quitter n'est pas abandonner, mais plutôt s'assurer que sa vie reste dans la direction de ses rêves.

Ce que le voyage m'apporte Version imprimable
Ecrit par Stéphane   
02-08-2006

Sur la route, je suis devenu instantanément riche. Mais je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite. Il faut un certain temps pour décrocher de sa vie de tous les jours, et se rendre compte que l'on est riche de temps. L'effet le plus surprenant, et le plus agréable aussi, et de voir son horloge ralentir. Comme à l'époque où les années d'école semblaient durer une éternité. Une chance que l'on apprécie seulement une fois qu'on l'a perdue. Comme tout le monde, je me plaignais de la vitesse à laquelle les années filaient. Et à l'instar de la chanson, je me demandais ce que j'avais fait de mes 20 ans. Mais en voyage, le temps devient un luxe dont on peut à nouveau profiter. Il nous appartient en plein, et rien ne nous interdit de passer une journée entière sur un banc à regarder l'animation d'un bazar ou le travail d'un artisan.

Mais le voyage m'apporte bien plus encore :

  • l'indépendance, puisqu'en voyageant seul, il n'y que rarement une épaule sur laquelle se reposer.
  • la flexibilité, lorsque les plans sont changés en court de route suite à un événement, ou une rencontre imprévue.
  • la négociation, puisqu'en dehors de l'occident industrialisé, absolument tout se négocie.
  • la planification, journalière de ses mouvements, de son hébergement, etc.
  • l'improvisation, lorsque la planification ne correspond pas à la réalité.
  • la confiance en soi. Tout ces problèmes et ces obstacles qui paraissaient insurmontables avant de partir, et que l'on résout quotidiennement, en apportent énormément.

Un voyage est également plein de rencontres, de découvertes. Les gens que je croise, que ce soit un voyageur comme moi ou des gens du pays, m'apportent tous quelque chose. C'est un échange, et en retour j'espère pouvoir répondre à leurs questions sur mon pays ou ma façon de vivre. Et la plus grande découverte que l'on fait, c'est soi-même. Débarrassé de toutes les contraintes et des codes de la société, confronté quotidiennement à quantité de décisions, les choix que l'on fait nous en apprennent énormément sur nous-même. Et l'on finit par découvrir qui l'on est vraiment, sans artifices ni édulcorants.

En allant à la rencontre des gens, on redécouvre des vertus un peu oubliées dans notre société, comme l'hospitalité. L'accueil qui m'est réservé est à chaque fois plein de curiosité et de sourires. Les invitations à partager le peu qui fait le quotidien de ces gens, ou un moment de leur vie, permettent de (mieux) comprendre leur façon de vivre. Et la compréhension est le premier pas vers la tolérance.

Mais peut-être plus que tout, la Liberté. La liberté totale n'existant probablement pas, c'est certainement le plus proche que je peux en être.

Un peu plus sur moi Version imprimable
Ecrit par Stéphane   
02-08-2006

La curiosité est peut-être mon trait de caractère principal. Je fais partie des gens qui ont besoin de voir par eux-mêmes pour comprendre. Une constante envie d'apprendre. Comme le disait justement St-Augustin,

le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page

Ce qui tombe bien, je suis un avide lecteur. Je pense d'ailleurs qu'il sera temps pour moi de scier les planches de sapin et de sortir la boîte de clous le jour où je n'apprendrais plus rien. Mais en voyage, je suis servi, puisque comme les enfants, je dois sans cesse réapprendre à parler, à manger ou même à traverser la route.

Mes années de basket m'ont appris à faire confiance aux autres, tout comme essayer de me montrer digne de celle qu'on me donne. Par définition, je pense que les gens sont bons, et je fais facilement confiance. C'est une forme de naïveté ou d'utopie qui m'a mis de temps à autre dans des situations désagréables. Mais dans l'ensemble, le positif prime largement, et je ne changerais pour rien au monde cette façon d'être.

Je pense que notre plus grande richesse vient des gens que l'on connait. Sa famille tout d'abord. Celle que l'on ne choisi pas, mais que je n'échangerais pas contre tout l'or du monde. Puis celle que l'on choisi, ses amis proches, avec qui on partage tout sauf le sang. Et tous les autres, amis, connaissances, connaissances de connaissances. Tout ce réseau de personnes est tellement plus important que n'importe quelle richesse matérielle. Et comme toujours lorsqu'il s'agit d'interactions entre êtres humains, le train doit circuler dans les deux sens, et je fais mon possible pour répondre présent quand on frappe à ma porte.

Le vie que je mène actuellement est  plus difficilement compatible avec la vie de famille. Plus difficile, mais pas impossible. Et même si je n'en ai pas, les enfants occupent une très grande place dans mon coeur. Mes neveux, nièces ou filleule sont probablement la principale raison qui me fait rentrer.

Position actuelle

Cossonay, Suisse


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